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Affichage des articles du septembre, 2023

Endoconflit

Je suis en guerre Dedans ma tête Et tout l’univers N’en a rien à faire L’ennemi se terre Dedans ma tête Pour s’en repaitre Comme une bête Dis-moi pourquoi malgré les lueurs de l’aurore Les crocs du crépuscule me dévorent De plus en plus fort Je suis en guerre Dedans ma tête Et tout l’univers N’en a rien à faire L’ennemi se terre Dedans ma tête Pour s’en repaitre Comme une bête Dis-moi pourquoi malgré les lueurs de l’aurore Les crocs du crépuscule me dévorent De plus en plus fort Je fournis les armes à mon ennemi [x4] Et je lui ouvre la porte à demi [x4]

Sisyphile

Ma mère m'a dit quand j'étais p'tit Sois gentil avec tes amis Pis tu vas voir, y vont être gentils a'ec toé Mais en grandissant, j'ai compris L'monde t'aime pas plus parce qu't'es gentil Même que souvent, y vont en profiter   Les plus fins sont rarement gagnants Mais j'essaye pareil, à mes dépens J'essaye, j'essaye, j'essaye, j'essaye J'essaye d'être mieux, j'essaye d'être meill-eur J'me plante souvent, mais j'me r'lève pareil Du soir au matin, de plus en plus j'me naye Dans mes pleurs J'pleure parce que plus j'essaye Plus les choses restent pareilles J'pleure quand s'ferment les coeurs, les yeux et les oreilles C'est vrai que l'enfer, c'est les autres La légèreté est insoutenable Absurde, le fardeau de l'existence J'ai tellement faim qu'on m'voit les côtes J'mangerais les miettes en-d'sous d'la table Y'a plus de monde qui disent, que d...

Automnitude

Je vois les arbres qui s'affolent Aux branches tout échevelées L'un contre l'autre, ils se consolent Leurs feuilles se sont envolées Jamais le vent n'a de pitié Il garde tout ce qu'il emporte Mais je ne le hais qu'à moitié Demain, la rancoeur sera morte Dans le brasier glacial d'automne Tranquillement, je m'en irais Parmi les arbres monotones En octobre, je dormirais Des souvenirs décolorés Mon cinéma d'angoisses bleues Une existence édulcorée Se mettre à table, manger du sable Souris, je souris, je souris Encore un peu, mais pas assez Je vous vois, vous, les assouvis Qui, sans un mot, me dépassez Je souris, je souris, je souris Un peu plus, mais jamais assez À vos yeux, vous, les assouvis Qui, sans un mot, me dépassez Sans un regard, me dépassez Sans un mot, me dépassez Sans un regard, me dépassez En octobre, je dormirais [x4]

effeuillaison

elle n'avait que vingt ans et pourtant plus de temps derrière elle que devant tels des sables mouvants les jours l'enlisaient dans un oubli grandissant et ses cheveux d'ange comme des feuilles orange sont tombés sous le vent c'est l'automne sachant qu'il s'installerait sans que revienne un printemps suivi d'un hiver blanc qui s'installerait sans que revienne un printemps et je me souviens hier Ariane riait d'un rien

Sirénade

Une sirène sur son récif s’endort Pendant que souffle un vent silencieux Laisse-la, laisse-la nourrir ses rêves d’or Elle a le droit de convoiter les cieux Elle a chanté au milieu des vagues Dans l’océan oublié des dieux J’aurais plongé dans son mirage Si seulement je savais nager Les marins qui voient flamboyer ses cheveux roux Lui lancent tous des filets d'amoureux Pour en faire un trophée, leur figure de proue Pour la capturer, la garder pour eux Laissez-la, laissez-la vivre ses rêves d’or Elle a le droit de convoiter les cieux Laissez-la sur son récif, c’est là qu’elle dort Caressée par le vent silencieux Elle a chanté au milieu des vagues Dans l’océan oublié des dieux J’aurais touché son beau visage Si seulement je savais toucher Un jour, elle verra se poser un condor Sur son récif éclairé par les cieux Elle ira se vautrer dans ses ailes d’or Puis ils s'envoleront, fiers et gracieux Elle a chanté au milieu des vagues Désormais son chant traverse les cieux J’aurais volé dan...

Excoeursions

Tu m'as connu À l'été d'une vie Des rêves plein la vue Et je t'ai ravie L'automne venu Mon sourire s'est flétri Tu ne m'as plus reconnu Et tu es partie C'est une fin du monde parmi tant d'autres Le coeur est un oiseau migrateur We are the same We just want to feel great Will you still be my angel When you walk away? Je t'ai trouvée Au fond de tes sanglots Et ton coeur tout déchiré Était le plus beau Je t'ai aimée Comme on sauve un oiseau Pour qu'il puisse s'envoler Vers un ciel nouveau Toujours plus haut Venu l'été Je t'ai rendue tes sanglots Car mes yeux se sont tournés Vers un autre oiseau Venu l'été Je t'ai rendue tes sanglots Car mon coeur a chaviré Pour un autre oiseau C'est une fin du monde parmi tant d'autres Le coeur est un oiseau migrateur We are the same We just want to feel great Will you find a new angel When I walk away?

Solace

Routine has washed away the laughs Colors have faded and turned to gray You’re overwhelmed by the same thoughts A haunting of every day People have changed, time has passed Most friends have slowly scattered Good times now belong to the past All you dream of is being a bird This life’s like a maelstrom Better luck next time, you tried Will chemicals satiate the inner worm? Have these flowers, your brother died Since this life’s like a maelstrom I’ll stay with you until the end We’re all waiting for death to come So let’s wait for it hand in hand Equity’s but a mere utopy Salvation for few, starvation for most How come we don’t drown in misanthropy When mankind is eating at its host? People smile and just pass by You’re left with your own disease And you can’t help but wonder why No one can make the pain to cease ‘Cause we’re all caught in some maelstrom [x4] Rivers flow and fires burn People try to run or hide Maybe should we start to learn We all should stand side by side This world s...

Vicissitudes

Encore un matin nébuleux, arrière-goût de misanthropie Des spectres valsent dans ma tête… hier ne fut qu’une utopie Déjeuner, vêtements, toilette : je m’affuble de myopie Pour ne pas voir le monde lunaire qui suscite ma lycanthropie Dehors, la fourmilière s’active et se déplace en masse informe Tous différents mais homogènes, tant d’êtres uniques qui se conforment Radio, télévision, journaux… que de fragments de vue difformes Pour mieux sculpter l’image sociale, anesthésier toute réforme Je plie bagages et puis je pars vers une destination secrète Un exutoire où faire exploser ma lumière discrète Par monts, par vaux, par mers et cieux, jamais la vie n’est si concrète Que dans l’ivresse des nectars que seul le cœur sécrète Partout les gens n’en peuvent plus d’exister, partout les gens se meurent de vivre Tant de macchabées errent en vain sans trop savoir quel chemin suivre Night club, dance floor, french kiss, one night : n’est-ce que la chair qui nous enivre? J’ai les yeux fatigués de ...

Requiem

Il a toujours souri entre deux râles Shame took its toll spit by spit, to have him fall Encore une larme coule sur ses joues pâles Let's put a smile on that face to cover it all, to cover it all Honte à toi, honte à toi Les faux-pas ne s'oublient pas Ce sont des tatouages, des tatouages Elle a toujours souri entre deux râles Men took their toll hit by hit, to have her fall Encore une autre ecchymose sur ses joues pâles More make-up on her face will cover it all, will cover it all Honte à toi, honte à toi La faiblesse ne pardonne pas C'est un tatouage, un tatouage Ils ont péri dans un dernier râle Life took its toll bit by bit, to have them fall Encore une autre pelletée de terre sur leurs joues pâles One more shovel of dirt will cover it all, will cover it all

Le vivant mort

Quand j'ai ouvert les yeux comme tous les autres J'ai découvert que mes cieux différaient des vôtres Les nuages malicieux dont je suis l'apôtre Rendent l'air pernicieux, et je jette la faute Sur l'homme dans le miroir [x4] Je ne suis pas d'ici, je suis d'ailleurs [x4] Si je ferme les yeux comme tous les autres S'assombrissent mes cieux plus vite que les vôtres Si le soleil est gracieux, la lune est glauque Si le jour est précieux, hélas! je suis pauvre Pauvre homme dans le miroir [x4] Je ne suis pas d'ici, je suis d'ailleurs [x4] Je suis de ceux qui meurent toute leur vie Déchiré entre la peur et l'envie C'est dans un dédale que je survis Dont je suis l'architecte et le devis Je suis de ceux qui meurent toute leur vie [x4] Le désarroi plante ses griffes venimeuses Dans mes espérances, dans mes espérances Je suis un roi sans peuple qui trône au milieu De regrets immenses, de regrets immenses

Wallowing

Am I crumbling inside? Has the winter arrived? Thick clouds fill up the sky… Alas! some vicious oath Just binds me, but I loathe To submit to one imperial eye Shall the winter arrive Will the lone crow survive? Light can’t pierce through the sky… Because some vicious oath Makes my doom, yet I loathe To bow down before one solemn eye Somehow the autumn blaze Seemed more an antique maze Than a sword I could wield, were I weak With these lachrymal stains On my hands, I remain Denied from every haven I seek

Fiel

La haine est un fardeau qui s’abat sur le cœur quand il a trop souffert pour le plaisir d’autrui, il se drape à regret d’un linceul de rancœur en deuil de la splendeur de ce qu’on a détruit.