Automnitude
Je vois les arbres qui s'affolent
Aux branches tout échevelées
L'un contre l'autre, ils se consolent
Leurs feuilles se sont envolées
Il garde tout ce qu'il emporte
Mais je ne le hais qu'à moitié
Demain, la rancoeur sera morte
Dans le brasier glacial d'automne
Tranquillement, je m'en irais
Parmi les arbres monotones
En octobre, je dormirais
Des souvenirs décolorés
Mon cinéma d'angoisses bleues
Une existence édulcorée
Se mettre à table, manger du sable
Souris, je souris, je souris
Encore un peu, mais pas assez
Je vous vois, vous, les assouvis
Qui, sans un mot, me dépassez
Je souris, je souris, je souris
Un peu plus, mais jamais assez
À vos yeux, vous, les assouvis
Qui, sans un mot, me dépassez
Sans un regard, me dépassez
Sans un mot, me dépassez
Sans un regard, me dépassez
En octobre, je dormirais [x4]
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